Sottises

Avanti populo!

Sottises

Je n’en peux plus de lire des âneries, de voir les têtes à claques de certains dirigeants, qui jouent aux innocents et qui condamnent la Russie à tour de bras, qui parlent de crimes, de justice, de catastrophe, etc..

Bon sang, ces dirigeants n’arrêtent pas de provoquer des guerres ou d’en faire, et, dans ce cas, ils n’y voient rien à redire, elles passent tous pour absolument nécessaires.

Mais avec les Russes, ils roulent de gros yeux, ils font de grands discours plats et nuls, ils condamnent, ils accusent, ils parlent d’une catastrophe, ils font comme s’ils n’en croyaient pas leurs yeux. Ils passent de la pommade à n’en plus finir par contre sur les Ukrainiens, qui sont courageux, qui se battent, qui résistent, qui accomplissent des actions d’éclat, qui sont en train de devenir une puissance militaire, à force de recevoir des armes en veux-tu en voilà. Ils citent toutes leurs actions d’éclat, leur fausses actions d’éclat. Beaucoup sont des mises en scène. Ou bien, c’est l’OTAN qui leur a permis de les accomplir, qui les a renseignés. Ce ne sont que louanges. Ils mettent toute la gomme.

Il y a longtemps que je n’avais plus fait attention à ce genre de blabla. On se croirait au jardin d’enfants.

Quand ils interviennent dans un petit pays, qu’ils provoquent un génocide, il n’y a que les Russes qui rouspètent et ils s’en battent les flancs, ils critiquent les Russes qu’ils traitent d’irrespondsables.

Aujourd’hui, ils rouspètent tous parce que les Russes interviennent en Ukraine.

Quand ils ne vitupèrent pas continuellement contre les Russes, ils font mine de chercher des explications. Ils noient le poisson. Tel est le cas des diplomates. Ou plutôt de quelques anciens diplomates. Parce que ceux qui sont aux affaires s’en tiennent à la doxa des dirigeants.

Et les voilà qui font trois fois le tour de la question pour avoir l’occasion de redire trois fois tout ce qui leur tient à coeur, à quel point les Russes sont dans l’erreur par exemple, ou bien à quel point ils ont commis l’irréparable, et de taire trois fois aussi tout ce qui ne colle pas avec leur explication.

Ces discours en profitent par exemple pour expliquer pourquoi il devient subitement difficile de ne pas accepter le demande de l’Ukraine d’entrer dans l’Union européenne, ou d’entrer dans l’OTAN. Il faudrait le refuser. Mais les Russes ont été trop loin. Que faire à présent, proclament-ils ?

Aucun n’imagine une seconde qu’il serait peut-être plus sensé de démanteler quelques bases de l’OTAN, celles que les Américains ont créées le long des frontières russes. Non. Au contraire, les voilà qui intègrent subitement dans l’OTAN, la Finlande et la Suède. Ah, la mécanique est bien réglée. Il y a aurait bien une solution, un apaisement possible. Mais non.
Il y a longtemps qu’ils souhaitent crier victoire, battre les Russes. La seconde guerre mondiale leur a laissé un goût de cendres. Et ils n’ont pas cessé de ruminer leur vengeance. Comme la France a ruminé pendant quarante ans la défaite de 1870 et la perte de l’Alsace.

Tout est alors présenté sous des dehors très rationnels. Tous veulent pouvoir crier victoire une fois pour toutes.
Ils en reviennent toujours à la même chose. À une Ukraine une et indivisible comme tout véritable état.. intégrée dans l’OTAN, et finissant par adhérer à l’Union européenne. On raisonne à partir de certaines prémisses et on en rejettent plein d’autres qui sont jugées absurdes, irrationnelles. Personne n’envisage de partition de l’Ukraine. Tiens, c’est amusant. Pourtant, deux régions de l’ancienne Ukraine ont déclaré leur indépendance et mènent depuis huit ans, une guerre pour accéder à cette indépendance. C’est pour les tirer d’affaires face à l’armée ukrainienne, conseillée, armée, manipulée par l’OTAN, face à ses snipers, qui a décidé de les écraser, massé des troupes et des chars dans le Donbass, que la Russie est intervenue. Ah, le coup est bien monté.

Tout le monde trouve tout à fait normal que le régime ukrainien massacre les Russes du Donbass. Là, pas de scrupule, pas de souci, pas la moindre inquiétude.

C’est bien simple, chaque fois qu’on en touche un mot, c’est pour s’étonner que les Russes du Donbass ne se montrent pas plus obéissants, qu’ils ne respectent pas la légalité. Les Ouigours, les Syriens, les Tibétains, les Tchétchènes, les Biélorusses, oui, ils peuvent se montrer désobéissants, mais pas les gens du Donbass.

Personne n’a le droit de remettre en cause la toute puissante orthodoxie, les intérêts des Occidentaux.

Le problème avec ces sottises que disent les dirigeants occidentaux, c’est qu’à force de les répéter, partout, tout le temps, les gens ne parviennent plus à comprendre autre chose, à les prendre pour des bêtises.

Ils n’imaginent pas le niveau de duplicité atteint. Ils essaient de raison garder.

C’est exactement ce que certains leur proposent: de demeurer dans le cadre de la raison, d’adhérer à un point de vue taxé de raisonnable. C’est fou comme, tout d’un coup, on entend parler de raison.

D’un côté, on balance des anathèmes, de l’autre, on leur propose une solution rationnelle, raisonnable, une raison clef sur porte, qui a toutes les apparences de la raison.

Les gens ont peur d’être taxés de déments, privés de toute crédibilité et finissent par adhérer à la dite vision des choses.

Il faut faire un effort surhumain pour envisager d’autres possibilités que celles que des dizaines de dirigeants, dont on voit la photo partout, que tous les médias, en ligne et les autres, proposent, ou plutôt imposent.

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